Profession religieuse : Aurélie s’est laissée surprendre par l’inattendu…
don-80 annuaire80 presse-80 newsletter-80

Profession religieuse : Aurélie s’est laissée surprendre par l’inattendu…

Aurélie Roiné, originaire d’Ancenis, a prononcé ses vœux définitifs dans l’Institut La Xavière, le 4 février dernier, au cours d’une Eucharistie présidée par Mgr Jean-Marc Aveline, évêque auxiliaire de Marseille, en présence de ses sœurs, de sa famille, des paroissiens de La Trinité et de ses amis. Elle témoigne de l'inattendu de Dieu dans nos vies...

 

Aurélie a grandi, à Ancenis, dans une famille chrétienne où elle ne s’est jamais sentie « contrainte ». « Adolescente, au moment de ma confirmation, ma foi est devenue plus personnelle » même si, à l’époque, son projet de vie était de se marier et d’avoir des enfants.

De temps en temps, la question de la vie religieuse surgissait, très vite repoussée par des idées un peu arrêtées. Professeur de maths, à 23 ans, elle participe à une soirée sur les vocations lors d’un camp à Lourdes : « l’appel à la vie religieuse m’a rejointe dans un lieu propice, j’ai pu y réfléchir paisiblement et ne plus fuir ce qui brûlait en moi. »

Commence un cheminement qui va durer deux ans. Son accompagnateur spirituel l’oriente vers une religieuse à qui elle explique l’appel qu’elle ressent, et ses aspirations, apparemment incompatibles : « une vie de communauté et de prière, active et contemplative, en France et aussi à l’étranger. Elle m’a dit : “Vous êtes ignatienne”. Je ne savais pas ce que ça voulait dire… ». Aurélie découvre alors l’existence des Xavières.

CAPES de maths en poche « pour rassurer la famille et les amis, surpris par mon choix de vie » elle devient postulante, puis novice, professeur de collège en région parisienne, auprès de jeunes en difficulté et découvre la vie en communauté : joie de vivre, attention de chacune, vie de prière et offices en commun. Son parcours l’amène une première fois à Marseille : « J’ai goûté à cet univers multiculturel. Pour moi qui venais de l’Ouest, c’était un monde étranger. Je me sens bien au coeur des bruits de la ville et dans cette Eglise de Marseille ouverte au monde. »

A Korhogo, en Côte d’Ivoire, où elle passe un an, Aurélie découvre un autre rapport au temps : « J’imaginais que l’agenda d’une bonne Xavière devait être plein à ras bord… Là-bas j’ai compris qu’être missionnaire, ce n’est pas savoir, mais avancer ensemble, et cela demande du temps… » Puis elle part, avec deux soeurs, fonder une communauté à Hambourg. Elle y ressent, encore « la joie d’être étrangère et la grâce de la faiblesse. Nous avons aussi vécu l’oecuménisme en toute simplicité ». Après quatre ans en Allemagne, Aurélie retourne à Marseille l’été dernier. Actuellement en reconversion professionnelle, elle apprend la comptabilité avec le projet de se mettre au service des plus pauvres, peut-être dans une entreprise d’insertion ou une association.

Onze ans après son entrée dans l’Institut, c’est donc à Marseille, la ville où Claire Monestès a fondé les Xavières, et dans l’église de la Trinité, chez les Franciscains, qu’Aurélie a prononcé ses vœux définitifs, au cours d’une célébration « simple et joyeuse », à son image.

La jeune femme connaît maintenant la spiritualité ignatienne : chercher et trouver Dieu en tout et prendre les moyens de se laisser éclairer par Lui et par les événements. Ce qui la marque surtout : « c’est ce regard aimant sur le monde, qui ne nie pas les difficultés. Jésus marche avec moi. Je sais qu’il ne me lâchera jamais. Mon engagement me donne la liberté et la paix. » L’avenir, Aurélie le voit « avec les autres et toujours en évolution : je souhaite me laisser déplacer et émerveiller, goûter la vie telle qu’elle est, et me laisser surprendre par l’inattendu ! »

Source : ELA n°69 – mars 2017
Témoignage recueilli par Dominique Paquier-Galliard, Diocèse de Marseille

Témoignage publié sur http://nantes.cef.fr/vie-consacree/

Les Xavières en Charente-Maritime : 20 rue de Paris 17000 La Rochelle cte.larochelle@xavieres.org

Menu