De Talmont à Pons | Diocese La Rochelle
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De Talmont à Pons

Talmont

 Église Sainte-Radegonde XII è -XV è siècles sur un promontoire face à l’estuaire de la Gironde. Talmont était un port d’embarquement pour les pèlerins de Compostelle : exceptionnel portail sculpté Nord. A l’intérieur : lions, hommes, oiseaux animent les chapiteaux. Sur l’un d’eux, Saint Georges sauve une princesse du dragon.

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Pons

Photos : l’église Saint Vivien et l’Hôpital Neuf

Fondé par Geoffroy III seigneur de Pons "dans le but de recevoir et de réconforter les pauvres", cet hospice venait de relayer une aumônerie et la léproserie voisine de Chansac. Le bâtiment étant établi hors des remparts, les pèlerins en route vers Saint Jacques de Compostelle pouvaient y faire halte et y trouver refuge et subsistance de jour comme de nuit. Cette situation hors les murs, avec passage sous voûte entre église et hôpital, permettait d’associer les soins de l’âme et du corps.

Il était en effet prescrit au prieur de faire « l’aumosne à tous allans et venans, tous les jours, tant à ceux du païs que des pèlerins allant à Saint-Jacques ».

On remarquera les fers à cheval gravés par les pèlerins sur les parois intérieures de la voûte, dernier vestige du bâtiment d’origine. Pendant les guerres de Religion, le prieuré subit de nombreux ravages. Occupé pendant la Révolution il fut transformé en petite école pour instruire gratuitement les enfants pauvres en 1803. L’hôpital sera abandonné en 1818, après la fondation du couvent des Ursulines, rue des Dames, l’actuelle rue Roosevelt.


Corme Écluse

L’église Notre-Dame, XIIè siècle : façade sculptée de monstres, sagittaires, hommes et femmes nus ou vêtus , le portail orné de trois oiseaux venant boire à une coupe que leur tend un personnage ; le clocher dont le premier étage est roman. A l’intérieur chapiteaux à motifs de vannerie et feuillage.


Arces-sur-Gironde

Eglise Saint-Martin, XII è - XVII è siècles ancienne dépendance de l’abbaye de Vaux, étape pour les pèlerins de Saint Jacques ; sculpture influencée par St-Eutrope de Saintes. A l’intérieur : chapiteaux du chœur ornés de monstres, d’animaux et Pesée des Âmes : élégant chevet aux modillons et chapiteaux sculptés, magnifique retable XVII è siècle.


L’ermitage Saint Martial

L’ermitage Saint-Martial à Mortagne, fondé au IIème siècle par Saint Martial dans des cavités naturelles dominant les eaux de l’estuaire, Dès le Xè siècle les moines y accueillaient les pèlerins.

La tradition attribue la fondation de l’ermitage à St-Martial, l’illustre apôtre de l’Aquitaine, dont le tombeau est à Limoges dans l’église St-Michel. St-Martial, contemporain des disciples de Jésus Christ est mort au début du Ilè siècle de l’ère chrétienne peut-être même à la fin du Ier siècle. On lit dans la vie du premier Évêque de Limoges qu’il se retira quelques temps dans une grotte sur les bords de la Gironde et dont il faisait son ermitage. Or le seul ermitage connu sur les rives du fleuve, est l’ermitage de Mortagne, dédié depuis un temps immémorial à saint Martial.

Les premiers ermites furent des moines marins. Ils avaient là un magnifique observatoire.
Leur regard explorait 50 Kms de ce vaste estuaire et surveillait l’entrée de l’Océan. Ils pouvaient secourir les naufragés, accueillir les victimes des pirates et enfin, plus tard, traverser à Saint Christoly, les pèlerins de Saint Jacques de Compostelle qui venaient à l’ermitage implorer la protection de Saint Martial avant de s’agenouiller dans le célèbre.

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