L’ascension du Christ à l’église Saint-Pierre de Pérignac | Diocese La Rochelle
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L’ascension du Christ à l’église Saint-Pierre de Pérignac

La très belle façade de l’église saintongeaise de Pérignac a déjà fait couler beaucoup d’encre. C’est qu’elle présente un programme iconographique somptueux, exceptionnel même pour la région, malgré la perte du rez-de-chaussée roman, aujourd’hui remplacé par un pauvre portail de la fin du Moyen Age.

Les deux arcatures qui se superposent sur cette façade illustrent des thèmes bien différents. L’arcature supérieure est occupée par une psychomachie (le combat des vertus contre les vices) qui est d’ailleurs restée inachevée.

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 Ailleurs, de telles scènes se rencontrent ordinairement aux voussures des portails : Aulnay, Fenioux, Varaize… L’arcature inférieure est plus directement en lien avec le Christ de l’ascension de la partie supérieure de la façade : on y voit les apôtres – au nombre de onze, ce qui est logique après la défection de Judas, accompagnés d’une figure féminine (troisième personnage en partant de la droite) – la Vierge Marie ou l’image symbolique de l’Eglise –.

Ils sont représentés dans des poses animées, presque dansantes, et tenant un livre pour plusieurs d’entre eux. Ils entourent le Christ qui se trouve dans l’arcade centrale. Celui-ci siège sur un trône circulaire et bénit de la main droite.

 La plupart des statues ont perdu leur tête à l’occasion des événements de la Révolution de 1848. C’est à hauteur du pignon, dans la partie supérieure de la façade, que se rencontre l’élément le plus important : le Christ s’élevant en gloire, dans une mandorle que soutiennent deux anges. Un troisième ange se trouve isolé dans la partie gauche du pignon.

La figure hiératique et effilée du Christ remplit parfaitement l’étroite amande de pierre. Les mains aux paumes ouvertes sont tournées vers la terre qu’il quitte. Les vêtements présentent de multiples plis repassés. Il porte une barde aux mèches bouclées, mais la partie supérieure du visage a été martelée et ne peut donc plus être appréciée.

La ressemblance avec le Christ qui domine la façade de la cathédrale d’Angoulême est tout à fait frappante. Cependant, la sculpture de Pérignac, d’une qualité moindre et un peu plus tardive, dérive de celle d’Angoulême et non l’inverse. On date traditionnellement ces sculptures des environs du milieu du XIIème siècle.

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