Le sacrement des malades | Diocese La Rochelle
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Le sacrement des malades

arton1203L’onction des malades

La lettre de Saint Jacques (5, 14-16) : "L’un de vous est-il malade ? Qu’il appelle les Anciens de l’Eglise, et qu’ils prient sur lui en l’oignant d’huile au nom du Seigneur : la prière de la foi sauvera le patient et le Seigneur le relèvera ; et s’il a commis des péchés, il lui sera fait rémission. Avouez donc vos péchés les uns aux autres, et priez les uns pour les autres, afin d’être guéris."

Ici, il est question d’une prière en Eglise effectuée en vue de la rémission des péchés et de la guérison.


Evolution

Dans l’Eglise des premiers siècles, la pratique concernait le chrétien atteint d’une maladie corporelle. Plus tard, l’idée d’une rémission des péchés s’ajoutera, deviendra prépondérante et toute idée de guérison sera oubliée.

Jusqu’à Vatican 2, l’Extrême-onction était le sacrement des mourants en vue de l’effacement de leurs péchés. Il était donné en toute fin de vie, le plus tard possible, quand le malade était à l’agonie. Vatican 2 a remis en évidence que le Christ s’occupe des corps qui sont saisis et remis d’aplomb. Jésus guérit, c’est ainsi qu’il se fait reconnaitre par Jean comme étant le Messie.

Saint Luc (7, 22-23) : "Allez annoncer à Jean ce que vous avez vu et entendu : les aveugles recouvrent la vue, les boiteux marchent, les morts se relèvent, la Bonne Nouvelle est annoncée aux pauvres, et heureux celui qui ne se scandalisera pas à mon sujet."

Depuis Vatican 2, l’Onction des malades est le sacrement des vivants. C’est le don particulier de l’Esprit Saint, par la médiation du prêtre, apportant grâce de réconfort, de paix et de courage pour vaincre les difficultés propres à l’état de maladie grave ou à la fragilité de la vieillesse. En outre si le malade a commis des péchés, ils lui seront remis.

Pour les malades, cette assistance du Seigneur par la force de son Esprit conduit : à la guérison intérieure, ce qui entraîne de vivre autrement sa maladie ou sa vieillesse, à la guérison du corps, si telle est la volonté de Dieu. Pour les mourants, l’Onction des malades est une aide au dernier passage, à la traversée de la mort vers la Terre Promise.


Proposition pastorale

On ne prend pas un malade à un moment de sa vie pour qu’il reçoive un sacrement tout de suite, mais l’on va à sa rencontre, avec une vision dynamique de son histoire, de son cheminement, de sa vie spirituelle et on l’accompagne au long de son chemin, en marchant avec lui.

L’onction entre dans un arc en ciel de démarches de foi proposées par l’Eglise pour prendre ainsi soin de la personne malade, l’accompagner le long de son chemin, marcher avec elle, avec un respect total de sa personne, de son histoire, de sa vie.

L’Eglise propose un arc en ciel de démarches de foi : saluer et visiter, porter la communion, célébrer le sacrement de la réconciliation, célébrer le sacrement de l’onction des malades, la recommandation des personnes mourantes ou la prière des agonisants, la célébration du viatique. Le choix entre ces démarches impose un discernement éclairé et un ajustement respectueux, implique du temps, beaucoup de temps, de l’écoute s’il s’agit de malades, alors que l’on agit souvent dans l’urgence quand il s’agit de personnes mourantes.

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