Les vitraux de Notre Dame du Parc, à Royan | Diocese La Rochelle
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Les vitraux de Notre Dame du Parc, à Royan

L’église Notre-Dame du Parc, construite sur les plans des architectes Baraton, Bauhain et Hébrard, de 1951 à 1952, est dominée par la présence d’un grand arc parabolique qui s’inspire visiblement de la chapelle Saint-François de Pampulha, à Belo-Horizonte au Brésil, due à Oscar Niemeyer. On a remarqué que la modernité affichée de cet arc était « tempérée » par le volume très classique où il était inclus, percé de petites baies en plein cintre pouvant faire écho aux églises romanes de la région.

Les vitraux, qui viennent meubler la grande baie du choeur ainsi que les 92 petites fenêtres des murs latéraux, sont dus à Jean Barillet, sur des cartons de Maurice Rocher. Ces vitraux utilisent la technique de la dalle de verre ; les morceaux de verre, très épais, étant liés par du ciment, et non plus par du plomb comme dans le vitrail ancien.

Les vitraux du Parc appliquent toutes les conséquences de cette technique, qui avait déjà été expérimentée en Charente-Maritime à l’église de Fétilly (La Rochelle) dans la croix de vitrail du chevet, due au maître verrier orléanais L. Gouffault. La grande verrière du choeur s’offre comme une « étoile éclatée ». Sa composition abstraite peut être lue comme une symphonie mariale ; l’église est d’ailleurs dédiée à l’Assomption.

On remarque la longue croix inclinée autour de laquelle se tord le serpent vert de la Genèse. L’oeil cherche évidemment à se raccrocher aux quelques symboles « figuratifs » qu’il parvient à cueillir çà et là. Ils évoquent les litanies de la Vierge : tour de David, rose mystique, étoile du matin, porte du ciel, vase d’honneur... Et ce monogramme AM, qui semble posé sur les ondes. Ce déchiffrement anecdotique n’est cependant pas essentiel à la perception de l’oeuvre, qui transcende ces détails pour les orchestrer dans une vaste composition abstraite.

Les vitraux des parois latérales constituent plusieurs symphonies de couleurs diversement composées. Ceux des cinq chapelles qui flanquent le côté droit de l’église incluent chacun une verrière centrale plus figurative, accostée de deux autres symboliques. Elles sont dédiées à Ste-Jeanne d’Arc, St François, Ste Thérèse de l’Enfant Jésus, la Vierge et le Sacré-Coeur.

Nous reproduisons ici les trois fenêtres de la chapelle de Ste-Jeanne d’Arc : au centre, Jeanne, gantelée et tenant son étendard, est telle au sacre de Reims ; à gauche et à droite sont évoqués Orléans et le bûcher de Rouen. La baie centrale de la chapelle de la Vierge figure Marie en orante.

Les vitraux de l’église du Parc sont une expression bien typée des années 1950. Très discutés à l’époque, ils demeurent un témoignage du renouveau de l’art sacré après la seconde guerre mondiale, près de dix ans antérieurs à ceux de l’église Notre-Dame.

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