Retable de l’ancienne chapelle à l’église ND de La Rochelle | Diocese La Rochelle
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Retable de l’ancienne chapelle à l’église ND de La Rochelle

de la congrégation des messieurs (1692) aujourd’hui en l’église Notre-Dame de La Rochelle

L’ancien collège des jésuites de La Rochelle, dont il ne subsiste plus aujourd’hui que l’église - c’est la chapelle Fromentin -, possédait jadis plusieurs chapelles de congrégations laïques - celles des écoliers, des artisans, ou des messieurs - où les pères pratiquaient avant la lettre une forme d’apostolat par milieux.

La chapelle de la congrégation des messieurs avait été ornée d’un superbe retable en bois, commandé en 1692 au sculpteur Charles Lamothe, de Montreuil-Bellay (actuellement en Maine-et-Loire).

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Lors de la destruction des bâtiments du collège, ce retable fut réinstallé dans le bras sud du transept de la grande chapelle. La partie centrale avait été remplacée par un tableau représentant l’allégorie de la Charité, due au pinceau de la rochelaise Louise Babut.

Il y a quelques années, ce retable, dont seules les deux ailes latérales sont authentiques et remontent bien au XVIIème siècle, a subi une complète restauration. Il a ensuite été remonté dans l’église Notre-Dame, au fond du collatéral nord.

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Les deux ailes, légèrement cintrées en plan, sont marquées par quatre fortes colonnes torses couvertes de pampres, où l’on peut découvrir un petit monde d’oiseaux et d’escargots. Un décor en bas-relief, fait de têtes d’angelots et de grosses chutes de fleurs et de fruits, scande la composition du retable.

Les deux grandes statues figurent saint Jean et saint Paul. Leurs attributs sont mutilés et devenus à peu près illisibles, mais on pouvait encore les discerner il y a quelques années : Paul tenait le glaive de sa décapitation, et Jean brandissait une coupe d’où sortait un petit serpent.

C’est l’évocation traditionnelle du miracle du temple de Diane à Ephèse, où l’on aurait tenté d’empoisonner l’apôtre. Au cœur même de La Rochelle, ce témoignage baroque est une illustration parlante de l’effort mené par les jésuites pour répandre une religiosité dévotionnelle joyeuse et coloriée parmi la population rochelaise vers la fin du XVIIème siècle.

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