Concert le Requiem de Mozart 02/11/2019 à La Rochelle

Publié le 8 octobre 2019

Concert le samedi 2 novembre 2019 à 20h30 en l’église Saint-Sauveur de La Rochelle, avec le chœur Opus 71, dirigé par Christian Garneret
Au programme le Requiem de Mozart – concert ouvert à tous –

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L’Œuvre (Rédaction Claude Duperret)
REQUIEM K. 626

Etrange destinée que ce Requiem, qui dès sa genèse s’entoure de mystère pour susciter au fil des siècles, les légendes nécessaires semble-t-il, à sa renommée. Si le chef d’œuvre de Milos Forman « Amadeus » dans sa fiction admirablement élaborée à partir de ces légendes a contribué à construire le mythe à l’échelle mondiale, il n’en est pas moins vrai que l’inachèvement de l’œuvre pose un problème de crédibilité pour certains.

Le problème de la commande semble résolu puisque nous savons que le Comte Franz von Walsegg, passa commande devant notaire -ce qui brise la légende du commanditaire inconnu- d’une Messe des Morts destinée à être jouée à l’anniversaire de la mort de sa jeune femme, survenue le 14 Février 1791, moyennant une somme assez importante, remise en acomptes successifs le temps de la composition, ce qui explique la date de 1792, portée par Mozart sur le manuscrit.

Nous n’avons pas la place ici pour faire le point sur les dernières recherches musicologiques et historiques dans l’approche d’une certaine vérité, mais nous savons ce qui est authentiquement de la main de Mozart, à savoir : Requiem-Kyrie-Dies Irae jusqu’à la huitième mesure du Lacrymosa. Les autres mouvements ont été reconstitués d’après des esquisses ou parfois entièrement composés comme le Sanctus, Benedictus et l’Agnus dei, à moins que ce soit à partir d’éléments perdus.

Le travail semble avoir été réparti au fil des dernières investigations auprès de quatre élèves et amis du compositeur, pour que la veuve Mozart puisse honorer la commande, bien que cinq jours après le décès de son mari, l’Introït et le Kyrie furent joués le dimanche 10 Décembre, en l’Eglise paroissiale de Saint Michel à Vienne, en rupture de contrat certes mais dans la découverte émerveillée de la mort sublimée d’un immense génie.

Au-delà de ces considérations contingentes, l’auditeur dès les premiers sons psalmodiés du basson et des cors de basset, la scansion régulière du temps que l’on sait compté, les contretemps en un soulèvement de sanglot retenu, sait que la représentation de l’inexorable perplexité de la mort est à l’œuvre. La finitude humaine, le temps d’un « lacrymosa » suffocant de beauté en appelle au « lux aeterna » de la foi.

Mozart, en son dernier don est au rendez-vous de l’humanité.

I – REQUIEM ET KYRIE

– Requiem aeternam dona eis : Donnez-leur le repos éternel

– Dies irae, dies illa : Jour de colère, ce jour-là

II – SEQUENCE (DIES IRAE)

– Tuba mirum spargens sonum : La trompette jetant ses sons étonnants

– Liber scriptus proferetur : Un livre écrit sera apporté

– Quid sum miser tunc dicturus ? : Que dirai-alors, misérable ?

– Rex tremendae majestatis : Roi de terrible majesté

– Recordare, Jesu pie : Souvenez-vous Jésus plein de bonté

– Ingemisco tamquam reus : Je gémis comme un coupable

– Confutatis maledictis : Les maudits confondus

– Lacrymosa dies illa : Jour de larmes que ce jour-là

III – OFFERTOIRE

– Domine Jesu Christe, rex gloria : Seigneur Jésus Christ, Roi de gloire

IV – SANCTUS

– Sanctus, Sanctus, Sanctus, Dominus : Saint, Saint, Saint le Seigneur

V – AGNUS DEI

– Agnus Dei qui tollis peccata mundi : Agneau de Dieu, qui avez porté tous les péchés du monde

VI – LUX AETERNA

– Lux aeterna luceat eis : Que la lumière éternelle luise pour eux

VII – LIBERA ME

– Libera me, de morte aeterna : Délivrez-moi, Seigneur, de la mort éternelle