Pèlerinage diocésain à Lourdes : la porte de la miséricorde

Publié le 2 août 2016

Le pèlerinage diocésain à Lourdes se poursuit aujourd’hui avec le passage de la Porte de la Miséricorde. Voici la méditation proposée par M. Sébastien Beau, diacre et prédicateur pour ce temps de pèlerinage. 

Le passage de la porte de la miséricorde.

Après avoir hier avec l’Évangile de Bartimée « implorer la miséricorde », aujourd’hui, à la grotte, puis maintenant devant cette porte symbolique, nous allons apprendre à « recevoir et demeurer dans la miséricorde ».

« Moi, je suis la porte. » Nous dit Jésus.

Cette porte de la miséricorde, nous allons la passer avec le poids de nos vies, le grabat de nos indifférences, le sac de nos rancœurs, de nos pauvretés, de nos replis sur soi.

La porte de la miséricorde. Celle-là même, symbolique devant nous. Nous allons la passer en confessant quel est le symbole d’un nouveau départ pour chacun d’entre nous.

Cette porte, la porte étroite, nous ouvre à des lendemains de fraternité, de fête et de joie. Cette joie d’apprendre que l’on est aimé par Dieu, le Père, en Jésus-Christ, dans l’esprit. La joie de la conversion, la joie de faire la volonté du Père.

Cette porte de la miséricorde que nous allons passer, nous fait passer de la mort à la vie.

Cette porte nous redit que le pardon nous entraîne dans l’espérance.

Elle nous redit que l’amour est plus fort que la haine.

Le dialogue plus fort que la discorde.

La tendresse plus forte que la violence.

L’union plus forte que la discorde.

Le don plus fort que la possession.

La paix plus forte que la guerre.

La fidélité plus forte que l’éparpillement.

Passé cette porte, c’est vivre de la miséricorde du pardon, apprendre à nourrir celui qui a faim, soigner le malade et la personne âgée, secourir le sans-abri, accueillir l’étranger, visiter le prisonnier et accompagner celui qui va mourir, consoler celui qui souffre, proposer le pardon.

En passant cette porte de la miséricorde, chacun fait l’expérience de l’amour de Dieu qui console, pardonne et donne l’espérance.

Ouvrons, avec Marie immaculée, la porte de notre cœur à la miséricorde infinie de notre Dieu, manifestée en Jésus qui nous sauve.

N’ayons pas peur de passer cette porte de l’Amour, de la paix, de la tendresse, du pardon.

Sébastien Beau
Diacre