PMA – Procréation Médicalement Assistée

Publié le 16 septembre 2019

Le débat parlementaire sur la PMA pour toutes, ouvrant les techniques d’Assistance Médicale à la Procréation, aux femmes seules et aux couples de femmes, à donné lieu a des auditions parlementaires (terminées le 5 septembre 2019). Il est suivi de l’examen du projet à l’Assemblée nationale (24 septembre – 10 octobre 2019).

Par la Conférence des Évêques de France :

Des inégalités pour les enfants qui naîtraient de la PMA et qui se verraient privés de père par la loi.

Sélection des individus. Permettre l’insémination de femmes non stériles signifierait l’abandon du critère thérapeutique actuel. La PMA serait alors accessible à tous, y compris les couples homme/femme fertiles, numériquement les plus nombreux, qui constitueraient la cible ultime du grand marché de la procréation 

La multiplication des enfants issus d’apport de sperme augmenterait le risque d’éventuelle consanguinité.

Séparer la relation de filiation de l’ancrage biologique de la personne humaine, est un acte de violence contre l’unité de la personne humaine.

Droits de l’enfant. La Convention internationale des droits de l’enfant, signée et ratifiée par la France, pose le droit pour chaque enfant, dans la mesure du possible, « de connaître ses parents et d’être élevé par eux » (art. 7). Organiser délibérément l’effacement du père n’est pas compatible avec ce droit.

Les questions que cela pose

Les risques

  • Les dons de gamètes (ovule et spermatozoïde) sont déjà insuffisants pour couvrir la demande des couples infertiles. De fait, certains préconisent de passer du don, à la vente de sperme.
  • Par ailleurs, les couples fertiles hommes/femmes pourraient à terme demander la PMA, ouvrant un grand marché de la procréation avec sélection des individus, selon tel ou tel critère, conduisant à un eugénisme légal (sélection sur les collectivités humaines à partir des lois de la génétique)
  • La gestation par autrui est fondée sur l’exploitation du corps des femmes. Ce procédé instrumentalise gravement la « mère porteuse » et impose à l’enfant une maternité éclatée et une filiation artificielle.

Organiser une situation d’enfants sans pères

  • L’élargissement de la PMA à des femmes seules ou en couple revient, de fait, à créer des enfants sans pères. C’est une situation fréquente mais accueillir une situation n’est pas l’organiser socialement. L’enfant n’est pas un droit mais un don. La souffrance réelle que constitue l’absence d’enfant n’autorise pas à le transformer en droit à réclamer devant la société.

Le 21 septembre 2019, l’Académie nationale de médecine estime que « la conception délibérée d’un enfant privé de père » n’est « pas sans risques » pour son « développement psychologique » et son « épanouissement », dans un avis officiel sur l’ouverture de la PMA aux femmes.


  • La vidéo de Mgr d’Ornellas précisant la position des évêques de France sur la PMA. Mgr D’ornellas est l’Archevêque de Rennes, et responsable du groupe de travail bioéthique de la Conférence des Évêques de France.

  • Quelles conséquences ? par le groupe de travail bioéthique de la Conférence des Évêques de France (18 juillet 2019).

Les députés ont voté vendredi 27 septembre 2019, par 55 voix contre 17 (sur 577 députés) l’article 1er de la loi de bioéthique qui étend la PMA à toutes les femmes, sans père ni mère géniteurs de l’enfant.


Sur le même thème