Dès les premiers temps, l’Église a transmis sa foi à travers des mots reçus des apôtres qui s’appuyaient sur les Écritures. Elle a organisé et synthétisé le contenu de sa foi afin qu’elle soit professée, célébrée, vécue et priée.

On appelle ces synthèses de la foi « professions de foi » puisqu’elles résument la foi que professent les chrétiens. On les appelle « Credo » en raison de ce qui en est normalement la première parole : « Je crois ».

Alors qu’il se trouve dans la région de Césarée de Philippe, Jésus demande aux disciples : « Au dire des foules, qui suis-je ? », et surtout « Pour vous, qui suis-je ? » (Mt 16, 13-15 ; Mc 8, 27-29 ; Lc 9, 18-20). Pierre répond « Tu es le Christ, le fils du Dieu vivant » (Mt 16, 16). 

Pour les chrétiens, Jésus est cet homme en qui Dieu s’est totalement manifesté. Par sa vie, ses paroles et son enseignement, il nous a révélé qu’il était lui-même Dieu. Cette affirmation est le centre et le cœur de la foi chrétienne.

Jésus n’est pas seulement l’envoyé de Dieu ou celui qui parle en son nom. Il est Dieu. Il l’est tout en étant totalement homme. Ce que la tradition chrétienne appellera la double nature de Jésus – homme et Dieu – dans son unique personne.

L’Église affirme sans hésiter que les quatre Évangiles canoniques « transmettent fidèlement ce que Jésus, le Fils de Dieu, vivant parmi les hommes, a fait et enseigné » (concile Vatican II, constitution dogmatique Dei Verbum, « la parole de Dieu », n° 19). Ces quatre Évangiles « ont une origine apostolique. Ce que les apôtres ont prêché sur l’ordre du Christ, eux-mêmes ou des hommes de leur entourage nous l’ont transmis dans des écrits, sous l’inspiration divine de l’Esprit »