Le Symbole des apôtres, appelé ainsi parce qu’il est considéré comme le résumé fidèle de la foi des apôtres.

Je crois en Dieu, le Père tout-puissant, créateur du ciel et de la terre ; 
et en Jésus-Christ, son Fils unique, notre Seigneur, qui a été conçu du Saint-Esprit, est né de la Vierge Marie, a souffert sous Ponce Pilate, a été crucifié, 
est mort et a été enseveli, est descendu aux enfers, le troisième jour est ressuscité des morts, est monté aux cieux, est assis à la droite de Dieu le Père tout-puissant, d’où il viendra juger les vivants et les morts. 
Je crois en l’Esprit-Saint, à la sainte Eglise catholique, à la communion des saints, à la rémission des péchés, à la résurrection de la chair, à la vie éternelle. 
Amen

Quel est le message de Jésus ?

Cinq mots pourraient résumer le message de Jésus : révélation, béatitudes, amour, imitation, résurrection. Jésus proclamait l’Évangile de Dieu et disait : « le règne de Dieu s’est approché ; convertissez-vous et croyez à l’Évangile » (Marc 1,15).
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Jésus a-t-il vraiment existé ?

Les écrits du Nouveau Testament

Il y a d’abord les sources chrétiennes elles-mêmes, très abondantes : les lettres de saint Paul, les évangiles, les apocryphes. Saint Paul est le premier auteur chrétien. Son message repose sur la croix, sur la réalité incontournable de la croix, qui est « scandale pour les Juifs, folie pour les païens mais pour ceux qui sont appelés,… puissance de Dieu et sagesse de Dieu » (1 Corinthiens 1, 23-24). Pouvait-il inventer une telle mort, infâme, ignominieuse ? Quand il écrit, il y a encore beaucoup de témoins des événements de la passion. Le fait de la mort sur la croix n’a pas été contesté, contrairement à son interprétation : pour Paul, Jésus n’est pas resté prisonnier de la mort mais il est Vivant, Ressuscité. C’est pour lui une évidence, une réalité qu’il annonce à temps et à contre temps. Autant la mort sur la croix appartient à l’histoire, autant le fait de la résurrection reste invérifiable. La résurrection repose sur le témoignage, celui des apôtres, celui de Paul et des chrétiens à leur suite.

Un fait historique : Jésus est mort sous Ponce Pilate !

Les évangiles annoncent qu’il est mort sous Ponce Pilate. Disent-ils vrai ? Ponce Pilate était préfet romain en Judée au moment de la mort de Jésus ; l’évangile ne l’a pas inventé, c’est en effet attesté par des inscriptions latines trouvées lors de fouilles à Césarée maritime.

Jésus évoqué par des auteurs non-chrétiens

D’autres sources, non-chrétiennes, parlent de Jésus appelé Christ, devenu référence de nombre de communautés répandues dans tout l’empire romain dès le premier et le début du second siècle. Ainsi l’historien Tacite, à propos de l’incendie d’une partie de Rome en 64 après Jésus-Christ : « Néron produisit comme inculpés, … des gens détestés pour leurs turpitudes, que la foule appelait chrétiens. Ce nom vient de Christ, que sous le principat de Tibère, le procurateur Ponce Pilate avait livré au supplice » (Tacite, Annales, XV, 44). Pline le Jeune écrit à l’empereur vers 110 pour dénoncer les pratiques des chrétiens qui se réunissent pour « chanter entre eux un hymne à Christ comme à un dieu » (Pline le Jeune, Lettres, X, 96).

Des auteurs juifs parlent aussi de Jésus. Flavius Josèphe, historien de la fin du premier siècle, donne cette précision dans les Antiquités juives (XX, 9, 1) : « Ananus rassemble le sanhédrin des juges et fit comparaître devant eux Jacques, le frère de Jésus, dit le Christ, ainsi que quelques autres ; il les accusa d’avoir violé la loi et les livra à la lapidation ».

Devant tant d’attestations, internes ou externes, il est difficile de dire aujourd’hui que Jésus n’a pas existé ! La question porte davantage sur la réponse que chacun peut donner à la question que Jésus lui-même a posée à Pierre, son compagnon, et à travers lui à chacun de nous : « Pour vous qui suis-je ? » (Marc 8, 29).