L’expression “temps ordinaire” dont l’Église romaine latine caractérise les semaines qui suivent le temps pascal, jusqu’au seuil de la nouvelle année liturgique, jusqu’à la veille de Noël, ne signifie pas que, dans le « temps de Dieu », il y ait des temps forts et des temps ordinaires, des degrés et des mesures. Dieu est, demeure et agit toujours dans sa plénitude divine, là même où nous vivons, dans notre solitude comme au milieu de nos frères.

Et c’est ce qui est le cheminement ordinaire du Peuple de Dieu, car, grâce à la présence réelle de la grâce divine en son Eucharistie, se réalise ainsi en Jésus-Christ, l’unité de l’humanité avec la divinité.