Extraits de l’homélie donnée par Mgr Colomb pour la journée de rentrée des acteurs pastoraux
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Extraits de l’homélie donnée par Mgr Colomb pour la journée de rentrée des acteurs pastoraux

Extraits de l'homélie donnée par Mgr Colomb pour la journée de rentrée des acteurs pastoraux à l'Abbaye de Sablonceaux le lundi 11 septembre 2017.

Un jour de sabbat, Jésus est dans une synagogue et il enseigne. Un homme dont la main droite était desséchée s’adresse à lui. Les scribes et les pharisiens l’observent pour voir ce que Jésus va faire un jour de sabbat. Jésus, connaissant leur pensée, sait qu’ils veulent et qu’ils vont le condamner.

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Durant son ministère, Jésus délivre les hommes de leur souffrance, de la maladie, de la mort.

Le sabbat que l’Ancien Testament avait prévu comme un jour de libération ne devait pas être observé pour la forme. C’est ce que Jésus réaffirme « le sabbat a été fait pour l’homme et non l’homme pour le sabbat ». Demandons la grâce de connaître vraiment Jésus. Demandons, ne serait-ce qu’une part de son courage, demandons la grâce de nous engager à sa suit dans le combat pour la vie.

Les scribes et les pharisiens, pour reprendre une expression contemporaine, utilisent la langue de bois ou de buis. Jésus parle en homme libre puisqu’il est Dieu. Ayons conscience que nous sommes toujours en apprentissage en matière de liberté, surtout dans notre société qui, par slogan ou journaux officiels, nous abreuve de politiquement ou religieusement correct.

Jésus interroge l’homme à la main desséchée : « est-il permis de faire le bien ou le mal ? ». L’homme répond en tendant sa main pour que Jésus le guérisse….

Et nous qui faisons face aux difficultés de toutes sortes dans notre mission, dans notre vie personnelle et en ce qui concerne ceux auxquels nous sommes envoyés (difficultés d’ordre matériel, affectif, psychologique), tendons-nous la main vers Jésus ? Prenons-nous les mains qui se tendent vers nous, les mains de ceux qui nous voient agir in persona Christi ?

Jésus est-il vraiment le sauveur pour nous ?

Cet homme qui tend la main représente l’humanité souffrante. Épousons cette humanité comme Jésus l’a fait. Libérons le cœur de nos frères et sœurs par le sacrement de la réconciliation. Apaisons la dureté de leur vie par le sacrement du frère. La douceur, l’humilité de Dieu nous font découvrir l’ardeur de Jésus pour nous sauver. Le combat dont parle Saint-Paul aux Colossiens, c’est celui de l’apôtre qui veut conduire ses auditeurs à la perfection dans le Christ. Il combat pour que le cœur des Fidèles de Laodicée soit rempli de courage. L’apôtre nous place devant nos propres responsabilités de ministre de la parole, ministre de la charité. Notre vocation doit se voir jusqu’à l’épuisement à la suite du Christ. Nous ne sommes pas des fonctionnaires du culte ou de la charité. Rappelez-vous cette question du Cardinal Lacroix : « Quelle heure est-il ? » et la réponse : « C’est l’heure d’évangéliser ! ». C’est l’heure du sabbat de Dieu, de la convivialité, de la libération du mal, c’est l’heure de conférer à la vie toute sa noblesse. Est-il permis d’évangéliser le jour du sabbat ?

Ainsi nous comprenons mieux ce que Saint-Paul veut dire lorsqu’il écrit aux Colossiens : « Dieu a voulu faire connaître à ceux qu’il a sanctifiés en quoi consiste la gloire sans prix de ce mystère pour toutes les nations : le Christ est pour nous, lui, l’espérance  de la gloire ». Toutes les souffrances offertes, tous les liens tissés dans nos cités, tout ce qui est donné à vivre est pour le corps du Christ qui est l’Eglise, pour la gloire de Dieu, le salut de nos frères !

C’est en Jésus Christ que sont tous les trésors de la sagesse et de la connaissance ! C’est pourquoi lui seul peut combler nos vies !

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+ Georges Colomb

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