Notre Dame du Platin à Royan – Conférence de Mgr Colomb le 26 août 2018

Publié le 1 juillet 2018

Conférence le  26 Août 2018

Marie

Chers amis, chers pèlerins,

Je suis honoré par votre invitation à vous parler de la Vierge Marie, et je vous en remercie. Merci à tous les organisateurs de cette journée. Marie… tant de chose à dire sur notre maman du ciel ! Les quelques minutes qui me sont imparties ne suffisent pas pour parler de la Vierge Marie que nous fêtons encore plus aujourd’hui, par ce pèlerinage qui lui est dédié !

Permettez moi de vous exposer mes propos en 4 parties:

– La première partie: rappel historique du lieu.

– La seconde partie: méditation sur le «fiat» de Marie

– La Troisième partie : Etre à l’école de Marie

– La Quatrième : Marie, modèle de notre foi.

I. Historique du lieu:

En 1904, Joseph Odelin, à la demande de son épouse, fait construire, sur un terrain lui appartenant, un petit oratoire en pierre qu’il dédie à Notre Dame. Celui-ci se révélant rapidement trop petit, Joseph Odelin le remplace par une chapelle, seul le clocher d’origine est conservé. La chapelle terminée est bénie en 1908 par Monseigneur Augouard, Evêque du Congo, de passage en Charente Inférieure. L’exploit de Blériot, le premier à franchir la Manche en aéroplane, donne à Joseph Odelin l’idée de faire de Notre Dame du Platin la Patronne des Aviateurs. L’Evêque de la Rochelle approuve cette initiative et autorise, en 1911, le service religieux dans cette chapelle. Le 24 septembre 1910, un aviateur Gibert, aux commandes d’un avion identique à celui de Blériot, le Blériot XI, décolle de Royan, passe au large du phare de Cordouan, et vient jeter une couronne de fleurs au dessus de la chapelle avant d’atterrir sur la plage de Royan ; c’est le premier pèlerinage aérien dont il restera fier.

Dès 1911, est créée, avec l’approbation de l’Evêque de la Rochelle, la confrérie de Notre Dame du Platin. Le premier grand pèlerinage, à caractère religieux et patriotique, a lieu le 8 septembre 1916, fête de la naissance de Notre Dame. Il rassemble plus de 4000 personnes, dont

de nombreux militaires en tenue ; une procession a lieu en bord de mer en l’honneur de la Vierge Marie dont on porte la statue. Le curé de Royan bénit la mer et les airs, associant pour la première fois dans le culte de Marie, aviateurs et marins. En 1919, le curé de Saint Palais inaugure un buste de la Vierge : il rêvait de construire, à l’emplacement de la chapelle, un grand sanctuaire et un orphelinat pour les enfants des aviateurs morts au combat, mais il décède en 1920 et son projet est abandonné. Entre les deux guerres, chaque année, le 8 septembre, les pèlerinages se poursuivent, ils cessent pendant la guerre de 1939-1945. Touchée par un bombardement en 1945, la chapelle est réparée sur des crédits «Dommages de guerre » . Les pèlerinages reprendront après la guerre, mais avec le temps les traditions se perdent. Un des derniers pèlerinages a lieu en 1982 présidé par Monseigneur Fougerat, venu tout exprès de Rome. En 1927, à la mort de Joseph Odelin, la chapelle est léguée à l’association diocésaine. En 1994, une remise en état de la chapelle a lieu et en 1995, une artiste saint-palaisienne, Bodenna Skop, réalise, sur le mur de chevet, un triptyque présentant la Vierge dans les espaces intersidéraux. En 1999, la chapelle essuie de plein fouet la grande tempête de décembre et en 2004, de jeunes vandales brisent la réplique en plâtre du buste de la vierge et dégrade le bâtiment : à chaque fois des bénévoles de la paroisse interviennent pour remettre en état le bâtiment. En mars 2005, une association «Les Amis de Notre Dame du Platin» se constitue avec l’accord du curé de Royan et de l’Evêché. Elle travaille en liaison étroite avec les prêtres du secteur de Royan pour faire revivre ce bâtiment chargé d’histoire.

Chaque année, depuis 2005, deux cérémonies importantes ont lieu, l’une le 5 janvier à l’occasion de la commémoration du crash d’un avion allié sur Saint Palais lors du bombardement, l’autre le premier dimanche de septembre en souvenir des pèlerinages d’antan. En 2008, une nouvelle statue de Notre Dame du Platin, réalisée grâce à une souscription, a été installée à la chapelle. Celle-ci est maintenant utilisée pendant les mois d’été comme lieu de culte en complément de l’église paroissiale.

Vous voyez Chers Amis, oh combien ce lieu est important mais surtout combien Marie est honorée ici. Entrons en profondeur maintenant sur

II. Le Fiat de Marie

1. Les conditions de la rédemption :

Après la faute originelle, Dieu n’a pas voulu abandonner l’humanité à son sort. Il a voulu non seulement la libérer de l’esclavage du péché mais également lui donner une nouvelle dignité. C’est le spectacle d’une humanité coupée de la vie divine qui a permis la prise de conscience de la rupture, grâce à la nouvelle Alliance et à la révélation mosaïque venue redire à l’homme son origine divine par delà la rupture du péché. Aucun homme, aucune collectivité n’aurait pu prendre à sa charge tout le péché du monde. Seul, l’Homme Dieu le pouvait. La Sainte Trinité avait donc décidé, de toute éternité, que son plan, devenu plan de miséricorde et de salut, passerait par l’Incarnation de la deuxième personne, le verbe, égal en majesté au père. Nous avons vu que ce plan de Salut avait été préparé de longue date par la providence au cours de l’histoire du peuple Juif, mais Dieu ne fait rien sans faire appel à la réponse libre de sa créature. Il fallait obtenir le consentement de celle, qui sans le savoir, avait été créée pour donner sa nature humaine à la personne de Christ.

2. Le Fiat de Marie.

Ce fut l’archange Gabriel, un des séraphins qui brûlent d’amour devant le trône de Dieu, qui fut chargé d’annoncer le plan divin et de recueillir la réponse de Marie. Arrêtons-nous pour contempler cette jeune fille. Elle a été élevée dans les meilleures conditions de la foi juive, on ne peut douter que le Seigneur n’y ait veillé. Elle fait partie de ce petit reste, qui attend avec ferveur « Celui qui vient », le messie, le promis, l’attendu. Elle sait certainement par la connaissance des prophéties et par l’action de l’esprit saint, (car l’Immaculée vit déjà de la vie divine), que les derniers

temps sont proches. N’en doutons pas, Elle prie de tout coeur pour hâter la venue du sauveur. Mais elle a lu Isaïe et sait qu’Il sera le serviteur souffrant. Dans son humilité, elle est prête à servir sans imaginer qu’elle peut être la mère de ce Sauveur.

Et voici que vient l’ange Gabriel, qui la salue du nom de « comblée de grâce », puis, apaisant son trouble, va droit au but. Les termes de son message n’ont rien d’ambigu, le Fils annoncé s’appellera « Dieu sauve », Il est bien de la lignée de David selon les prophètes, Il est appelé Fils du Très-Haut et son règne n’aura pas de fin.

Marie ne s’y trompe pas, sa seule question est : « Comment cela se fera-t-il ? ». Il n’est pas question ici de pourquoi mais seulement de comment. Et la réponse de l’ange lui suffit : ce sera l’oeuvre du Très-Haut par l’esprit saint. Marie donne son accord total à la volonté divine, elle accepte tout : sans connaître les détails de l’oeuvre divine, elle sait déjà qu’elle souffrira. Le Vieillard Syméon ne fera que le lui confirmer. Si l’Incarnation est le premier acte de la rédemption objective, le fiat de Marie est le premier acte de coopération consciente et totale à cette rédemption. C’est un acte singulier et éminent. Nous contemplons la mère admirable qui, à peine l’ange reparti, a reçu en elle le verbe et médite dans l’Esprit les merveilles du Seigneur.

III. Etre à l’école de Marie, l’école de la réponse à l’appel de Dieu, l’école de la mission : Imiter la Vierge Marie.

Au jour de l’Annonciation, la Vierge Marie a prononcé son Fiat: «Qu’il soit fait». Réponse de la Vierge Marie à l’archange Gabriel, le jour de l’ annonciation lorsqu’elle accepte de devenir la Mère de Dieu (Luc 1, 38). Adhésion de Jésus à la volonté de son père à Gethsémani (Mt 26, 39 et 42). Elle nous a enseigné que, grâce à la coopération humaine, les portes du ciel se sont ouvertes pour nous. Un grand jour car nous sommes dans l’émerveillement du mystère d’un Dieu qui a voulu se faire homme dans le sein de Marie pour nous donner la vie.

De génération en génération on continue de s’émerveiller devant ce mystère ineffable. Imaginant s’adresser à l’ange de l’Annonciation, Saint Augustin demande : «Dites-moi donc, ange de Dieu, d’où vient cette faveur faite à Marie ?». La réponse, dit le Messager, est contenue dans les paroles mêmes de la salutation : «Je vous salue, pleine de grâce» (cf. Sermon 291, 6). Effectivement, l’Ange, en «entrant chez Elle», ne l’appelle pas par son nom terrestre, Marie, mais par son nom divin, comme Dieu la voit et la qualifie depuis toujours : «Pleine de grâce – gratia plena». La grâce n’étant rien d’autre que l’amour de Dieu, c’est ainsi que nous pourrions traduire : «aimée» de Dieu (. Lc 1, 28). Benoît XVI. Marie est celle qui nous montre le chemin à suivre, mais aussi celle qui nous donne des outils pour rencontre le Christ. Alors chers amis, cher pèlerins, entrons ensemble à école de Marie: En contemplant Marie, nous pourrons relever et retenir 7 attitudes pour accueillir avec une totale disponibilité le mystère de Dieu dans notre vie, et être capables d’aimer comme Elle l’a fait.

1: le silence intérieur:

Marie est surprise par la visite de l’ange mais, toute emplie intérieurement d’un profond silence, elle peut accueillir et comprendre le message angélique. Elle est accoutumée de méditer les paroles du Seigneur, elle est accoutumée au langage divin et le capte dans un profond recueillement. Apprenons de Marie à garder ce silence intérieur qui nous permettra d’être en syntonie avec le Seigneur au milieu de nos activités quotidiennes.

2. L’écoute attentive :

Respectueusement, Marie écoute l’ange. Elle ne pense pas à elle-même, ni à ce qu’elle doit faire, ni à ce qu’elle va devoir laisser pour être la mère de Jésus. Elle se tient disponible, écoute, se laisse toucher par les paroles et les médite dans son coeur. Apprenons de Marie à écouter Dieu dans le silence et au milieu des circonstances concrètes de notre vie, et demandons-lui de nous aider à garder notre coeur ouvert à sa parole.

3. L’accueil généreux :

Après avoir écouté, Marie accueille. Les paroles portent intérieurement leur fruit. Elles ne passent pas comme le vent mais demeurent et prennent racine dans son coeur. Apprenons à vivre un accueil humble du plan de Dieu dans notre vie. Que Marie nous enseigne à accepter avec amour les desseins divins et à ne pas en vouloir un autre pour notre vie.

4. La recherche :

Cette attitude est celle qui conduit Marie à s’interroger sur le sens profond des paroles du messager de Dieu au moment de l’Annonciation : “Comment cela va-t-il se faire puisque je ne connais pas d’homme ?”. Et sa question n’est pas le fruit du doute, mais du désir d’être mieux éclairée afin de pouvoir découvrir la profondeur de sa mission. En elle se trouve le désir de répondre avec une fidélité et une générosité plus grandes. Apprenons de Marie à avoir un coeur inquiet qui soit sans repos tant qu’il ne glorifie pas Dieu par notre vie.

5. La Disponibilité au plan de Dieu :

Marie se montre totalement disponible pour faire ce que Dieu lui demande. Cette attitude est celle d’un coeur éduqué à dire oui dans les petites choses, un coeur éduqué à penser d’abord aux autres qu’à soi-même. Apprenons de Marie à avoir cette ouverture, cette générosité sans aucune mesure qui se donne complètement à Dieu et aux autres.

6. La confiance en Dieu et en ses promesses :

Depuis qu’elle est toute petite, Marie a médité les promesses faites par Dieu au peuple d’Israël. Elle les connaît et sait qu’Il a toujours été fidèle malgré la faiblesse du peuple. Sa confiance n’est pas aveugle, elle est fondée sur les actions de Dieu. Elle l’a laissé être le centre de sa vie, elle s’est ouverte à son amour. Elle incarne les aspirations et les luttes d’un peuple qui, en dépit de sa fragilité, a cru en Dieu.

Apprenons de Marie à avoir confiance que Dieu tient toujours ses promesses et qu’il ne va pas faire avec nous une exception car il est infiniment bon et fidèle.

7. La Vaillance.

Marie ne s’est pas laissé abattre face à la mission exceptionnelle que lui annonce l’ange. Elle a peur, oui, mais se lance avec courage pour accomplir le Projet de Dieu. Elle est encore une enfant, mais elle a profondément confiance en la grâce de Dieu qui grossit ses petits efforts. Elle est capable de reconnaître la valeur de son oui. Apprenons de Marie à avoir confiance que Dieu peut faire de grandes choses avec notre petitesse quand nous la lui remettons totalement.

IV. Marie, modèle de foi. (méditation ref Diocèse de Tulle)

«Quiconque veut aller à Dieu, pour entrer et demeurer en son intimité, doit nécessairement marcher tout au long de son pèlerinage terrestre sur le chemin particulièrement éprouvant de la foi».

De cette vertu fondamentale qui nous fait participer à la connaissance que Dieu a de sa vie intime et de ses desseins – qui nous conduit par conséquent à voir toutes choses comme Dieu les voit, à penser comme Dieu pense et finalement à vouloir comme Dieu veut – nous avons un modèle incomparable en la personne de Marie, la vierge très Sainte, que l’Eglise, à la suite d’Elisabeth ne cesse de proclamer «Bienheureuse parce qu’Elle a cru».

Sur cette Foi exemplaire de Notre-Dame, le saint pape Jean-Paul II nous a livré en plusieurs de ses homélies, mais surtout dans son admirable encyclique «la Mère du Rédempteur» un enseignement de la plus haute importance pour la conduite de notre vie chrétienne.

Jean-Paul II nous fait tout d’abord remarquer que dans cette adhésion inconditionnelle à la parole de Dieu que constitue la vraie Foi, Marie occupe la première place. N’a-t-elle pas cru, en effet, avant tous les autres et plus parfaitement que tous les autres ?

«Son pèlerinage de Foi exceptionnel représente une référence constante pour l’Eglise, pour chacun individuellement et pour la communauté… Ainsi, Marie ne cesse d’être (l’étoile de la mer) pour tous ceux qui parcourent encore le chemin de la foi».

Mais ce que Saint Jean-Paul II met par-dessus tout en relief dans le comportement de Marie face à la prodigieuse révélation qui lui est faite c’est cette «obéissance de la foi» dont parle saint Paul, par laquelle l’homme s’en remet tout entier et librement à Dieu. En Marie, cette « obéissance de la Foi» fut réalisée d’une façon parfaite sans la moindre faille. Et c’est particulièrement manifeste lors de l’Annonciation qui fut pour la foi de Marie un moment décisif.

«C’est à l’Annonciation, en effet, que Marie s’est remise à Dieu entièrement, en manifestant l’obéissance de la foi à Celui qui lui parlait par son messager et en lui rendant un parfait hommage d’intelligence et de volonté. Elle a donc répondu de tout son «moi» humain, féminin, et cette réponse de la foi comportait une coopération parfaite avec la grâce prévenante et secourable de Dieu… », ainsi qu’une disponibilité entière à l’action du Saint-Esprit.

Or, cet acte initial, d’une portée incalculable par lequel Marie a cru totalement que le mystère divin de l’Incarnation s’accomplirait en elle, par lequel elle a cru sans connaître d’avance toute la volonté de Dieu sur elle, l’évangile nous montre qu’elle l’a prolongé par une parfaite fidélité de tous les instants. Quelques épisodes sont très significatifs à ce sujet et le saint pape Jean-Paul II n’a pas manqué de les commenter. Il s’agit surtout de la présentation de Jésus au Temple avec la prophétie du glaive ; de la vie obscure à Nazareth avec le mystère de Jésus perdu et retrouvé dans le Temple. Il s’agit aussi, au début de la vie publique, des Noces de Cana.

En chacun de ces évènements extraordinaires, comme aussi dans toutes les circonstances de la vie ordinaire, la Vierge fidèle avança dans son pèlerinage de foi, acceptant de «croire sans voir», renouvelant dans une ferveur toujours accrue son admirable profession de foi de l’Annonciation : «FIAT, OUI, qu’il me soit fait selon ta Parole».

Oh ! Comme il faudrait que s’affermisse en nous cette conviction, à savoir que jamais la foi dans une créature humaine ne fut autant que la sienne mise à l’épreuve du temps, de l’obscurité et de la souffrance ! Car nous aurions plutôt tendance à penser, n’est-il pas vrai, que la foi de Marie fut moins difficile et moins méritoire que la nôtre. Non, jamais Foi dans une créature humaine n’eût autant d’obstacles à dépasser… Et parmi ces obstacles, il en est un qui constitua pour la Mère du rédempteur l’épreuve la plus radicale, mais qui permit aussi à sa foi d’atteindre toute sa plénitude : c’est l’obstacle de la passion et de la croix. Evoquant ce sommet, le Saint Père nous dit : «Marie garda fidèlement l’union avec son Fils jusqu’à la Croix, l’union par la foi, la foi même avec laquelle elle avait accueilli la révélation de l’ange au moment de l’annonciation. Elle s’était alors entendue dire : «Il sera grand… le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David son Père ; Il règnera sur la maison de Jacob pour les siècles et son règne n’aura pas de fin ».

Et maintenant, debout au pied de la croix, Marie est témoin, humainement parlant, d’un total démenti de ces paroles. Son Fils agonise sur ce bois comme un condamné, objet de mépris, abandonné des hommes, homme de douleur. Comme elle est grande, comme elle est alors héroïque «l’obéissance de la foi» dont Marie fait preuve face aux décrets insondables de Dieu ! Comme Elle se livre à Dieu dans un complet hommage d’intelligence et de volonté !

Puissions-nous, à l’exemple de Saint Jean-Paul II, contempler assidûment en Marie, celle qui est la reine, la mère et le modèle insurpassable de la Foi chrétienne. Guidés et soutenus par cette merveilleuse éducatrice nous grandirons tous les jours dans une foi qui reflètera de plus en plus les qualités de la sienne : une foi éclairée et vigoureuse, courageuse et contagieuse, une foi plus solide que le roc qui ne s’attarde pas à examiner la conduite de Dieu, mais qui tout en ne comprenant pas, croit et suit aveuglément la volonté divine… Et nous apprendrons ainsi auprès d’Elle que «toutes les générations proclament bienheureuse à cause de sa foi» le secret de la joie qui vient de la foi.

De cette joie véritable qui est la seule capable de combler notre cœur et que la foi nous donne parce qu’elle nous introduit et nous établit dès ici-bas dans la bienheureuse intimité du Père, du Fils et du Saint-Esprit. De cette joie parfaite promise par Jésus, que «nul ne pourra nous ravir» si nous demeurons fidèles, et qui s’épanouira en béatitude éternelle lorsque, les ombres de la terre ayant disparu, il nous sera enfin donné de voir notre Dieu face à face dans les splendeurs de la gloire».