Foire aux questions (FAQ) | Diocese La Rochelle
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Foire aux questions (FAQ)

J'ai besoin d'un certificat de baptême ou de mariage. A qui dois-je m’adresser ?

Veuillez prendre contact avec l’évêché de La Rochelle au 05 46 41 40 06 ou communication@diocese17.fr  L’accueil est ouvert du lundi au vendredi, de 9 h à 12 h 30 et de 13 h 30 à 17 h 30. Prenez contact avec l'évêché de La Rochelle

Je souhaite me marier à l'Eglise. Comment procéder ?

Les réponses dans notre rubrique "mariage".

Qu'y a-t-il à l'évêché de La Rochelle ?

Les réponses ici

 

Comment procéder pour consulter les archives du diocèse ?

Prenez contact avec les archives historiques

 

Je souhaite faire baptiser mon enfant, me marier, demander une cérémonie d'obsèques ou un autre sacrement, obtenir des informations sur le catéchisme ou sur la foi : à qui dois-je m’adresser ?

A votre paroisse. Si vous souhaitez connaître la paroisse de laquelle vous dépendez ou prendre contact avec un prêtre ou son équipe, merci de visiter la rubrique les paroisses du diocèse. Vous la trouverez en cliquant dans "Notre diocèse" (bouton à gauche du bandeau de la page d'accueil) puis "Les paroisses du diocèses". A noter que les paroisses sont classées par doyennés, qui sont des ensembles de paroisses.

 

Les questions / réponses les plus fréquentes sur le baptême...

Un adulte peut-il demander le baptême ?

Bien sûr ! En France, ce phénomène est apparu dans les années 1970. Les adultes, qui se font baptiser la nuit de Pâques sont appelés des catéchumènes. Dans la primitive Eglise, il n’y avait guère que des baptêmes d’adultes, de même dans les pays de mission. Ils se préparent avec un ou des chrétiens pendant deux ou trois ans. Ils assimilent à leur rythme l’essentiel de la foi et découvrent ce qu’est l’Eglise. Il leur est proposé quatre étapes, les deux dernières étant l’appel de l’évêque et le baptême la nuit de Pâques. La démarche du pardon - l’une des étapes de la démarche des catéchumènes - est souvent un temps fort de ce parcours.
Vous êtes adultes et vous souhaitez demander le baptême ? Merci de vous adresser au service catéchuménat

Notre enfant peut-il être baptisé au cours de notre mariage ?

En principe, cela ne se fait pas. Il y a une vraie difficulté d’ordre pastoral et d’ordre liturgique. Baptême et mariage sont deux démarches et deux sacrements différents. Si l’on célèbre les deux en même temps, il y aura, même avec la meilleure bonne volonté du monde, l’un des deux qui sera privilégié et cela n’est pas souhaitable. Pourtant l’Eglise désire prendre en compte la motivation, parfois très profonde, de célébrer ensemble les deux sacrements... Il sera par exemple possible de célébrer le mariage le samedi et le baptême soit à la messe du samedi soir, soit le dimanche. N’hésitez pas à en parler avec votre curé ou avec les équipes de préparation au mariage.

Lors du baptême de notre enfant, pouvons-nous aussi être baptisés ?

C’est possible, mais vous devrez d’abord cheminer en catéchuménat Vous vous préparerez avec l’aide de chrétiens pendant deux ou trois ans. Vous assimilerez l’essentiel de la foi et découvrirez ce qu’est l’Eglise. Il vous sera proposé quatre étapes, les deux dernières étant l’appel de l’évêque et le baptême dans la nuit de Pâques. La démarche de pardon, l’une des démarches des catéchumènes, est un moment fort de ce parcours. Adressez-vous tout simplement à votre paroisse, ou à un prêtre que vous connaissez.

Pouvons-nous faire baptiser notre enfant, même si nous ne sommes pas pratiquants ?

Bien sûr puisque c’est sa vie chrétienne personnelle qui est en jeu mais, tant qu’il est petit, c’est vous qui vous engagez en son nom, en même temps que vous vous engagez à lui donner une éducation chrétienne.

Quel est notre rôle de parents ? A quoi le baptême d’un enfant nous engage-t-il ?

C’est votre enfant qui recevra le baptême et c’est sa vie chrétienne qui est en jeu. Son baptême vous engage donc à l’aider à développer sa foi, en lui parlant de Jésus, en lui apprenant à prier si vous le pouvez, et, plus tard, en l’inscrivant à la catéchèse des tout-petits si elle existe dans votre paroisse, et, en tout cas, au catéchisme à huit ans.

Pouvons-nous faire baptiser un enfant adopté qui a peut-être déjà été baptisé ?

En effet, dans bien des cas, les parents qui ont adopté un enfant à l’étranger ne savent pas s’il a été baptisé ou non. Ils peuvent alors faire la démarche de demande de baptême que l’on appelle " baptême sous condition ". S’il n’a pas été baptisé, il le sera. S’il l’a été, ce sera pour vous une fête et l’occasion de confirmer votre volonté de l’accompagner sur le chemin de la foi. Vous pouvez aussi attendre qu’il ait une dizaine d’années pour que sa démarche soit plus personnelle.

Nous sommes en train de divorcer. Pouvons-nous quand même faire baptiser notre enfant ?

Cette période d’instabilité est difficile à vivre pour votre enfant, surtout s’il n’est plus un bébé. Quand le divorce sera prononcé, ce sera à celui qui a la garde de l’enfant d’en faire la demande, à condition que l’ex-conjoint n’y soit pas opposé formellement. En cas d’autorité parentale exercée en commun, il est préférable que les deux parents puissent être associés lors de la préparation.

 

Les questions / réponses les plus fréquentes sur la confession...

Qu’est-ce que la confession et comment s’y préparer ?

Le sacrement du pardon (on parle aussi de sacrement de pénitence et de réconciliation) consiste en l’aveu de ses péchés devant un prêtre afin de recevoir l’absolution, c’est-à-dire le pardon de nos péchés. Cette absolution sera donnée par le prêtre dans la mesure où la personne regrette sincèrement ses péchés et où il y a chez elle la ferme volonté de ne plus recommencer.

La première chose à faire, donc, lorsque l’on désire ce confesser est de faire le point sur sa propre vie et de réfléchir à toutes les fois où nos actes, nos pensées ou nos paroles n’ont pas été en adéquation avec ce que nous demande Dieu et l’Eglise. Nous pouvons également parfois pécher en faisant du mal aux personnes qui nous entourent.

Il ne s’agit pas de se « flageller » et de se dire que l’on est foncièrement mauvais, mais simplement d’un regard critique et réaliste sur nos comportements et notre manière de vivre. Se confesser, c’est reconnaître que nous nous sommes éloignés de Dieu, le regretter et prendre des résolutions concrètes afin que cela ne se renouvelle pas.

Pour s’y préparer, on peut commencer par exemple par lire un passage de la Bible.

Comment cela se passe-t-il habituellement ?

Le sacrement de réconciliation est donné au cours d’un dialogue de prière entre la personne et le prêtre. La personne désirant se confesser avoue ses péchés au prêtre et demande pardon à Dieu. Après l’avoir écoutée, le prêtre montre à cette personne combien le Seigneur l’aime, combien l’amour de Dieu pour les hommes est immense : Dieu nous aime, malgré et avec nos faiblesses. Le tout est de reconnaître ces faiblesses et de prendre tous les moyens de ne pas renouveler ces erreurs.

C’est le sens de l’acte de contrition que récite alors la personne en vue recevoir le sacrement de réconciliation : on exprime nos regrets et nos remords d’avoir péché.

Le prêtre donne alors l’absolution, c’est-à-dire le pardon de nos péchés de la part du Seigneur et invite la personne à réaliser un acte concret ou à réciter une prière qui symboliseront la ferme volonté de cette personne de vivre dans le pardon de Dieu.

Quand et où se confesser ?

Il n’y a pas de lieux ou de périodes privilégiés pour se confesser. Le sacrement de réconciliation ne doit pas être une obligation mais un besoin de se rapprocher de Dieu auquel il faut répondre au moment où il se présente. Il est parfois plus facile de se confesser lorsqu’on le fait régulièrement qu’occasionnellement. Dans certaines églises, d’ailleurs, la confession est proposée en permanence.

Cependant, les grandes fêtes religieuses telles que Pâques ou Noël et les temps de préparation qui les précèdent peuvent être des repères et des occasions de recevoir le sacrement de réconciliation. Le Carême (les quarante jours durant lesquels les chrétiens se préparent à fêter Pâques, c’est-à-dire la résurrection du Christ) fait également partie de ces moments privilégiés. Certaines personnes choisissent enfin de se confesser au cours de grands rassemblements (JMJ, Taizé...), de retraites ou de pèlerinages.

Le sacrement de réconciliation peut être reçu dans un confessionnal, à l’intérieur d’une église. Mais le plus souvent, les confessions se font également dans une pièce ou un local plus chaleureux, voire en pleine nature.

Pourquoi se confesser si l’on est sûr de recommencer ?

On est parfois découragé de se confesser, en se dit que l’on recommencera toujours à commettre les mêmes péchés. Dans ce cas-là, on peut effectivement être tenté de penser que cela ne sert à rien, puisque de toute façon, on recommencera...
Mais même si l’on recommence, ce face-à-face avec Dieu et avec nous-mêmes est essentiel. N’oublions pas que Dieu nous aime, malgré tout, et c’est notre volonté et les efforts que nous ferons, justement, pour ne plus recommencer, qui sont importants. A partir du moment où nous regrettons véritablement nos fautes, le sacrement du pardon a de la valeur.
Si la confession ne nous transforme pas comme par magie, n’oublions pas cependant que la confession est un sacrement et que, comme dans tout sacrement, c’est Dieu qui agit par l’intermédiaire du prêtre auquel nous nous adressons.

Que faire lorsque l’on n’a rien à dire ?

Se confesser n’est pas chose aisée et demande un certain courage. Parfois, on ne voit pas en quoi consiste nos péchés, on ne sait pas quoi dire... Rien, dans nos gestes ou nos paroles, ne nous semble dérangeant au point de nécessiter d’être pardonné. C’est sans doute le signe que l’on ne s’est pas suffisamment posé la question et que, bien au contraire, nos comportements et notre manière de vivre mériteraient d’être améliorés. A nous d’en prendre conscience et d’accepter de se poser la question, en vérité. La première Epître de Jean nous dit en effet que « Si nous disons que nous n’avons pas de péché, la vérité n’est pas en nous ».
L’aveu de nos péchés nous libère d’un poids et nous permet d’être au clair avec nous-mêmes. Cette démarche doit être faite, non pas par obligation et tristement, mais dans la confiance dans l’amour de Dieu pour tout les hommes et pour nous-mêmes. Alors, nous éprouverons un sentiment de paix et de joie.

Peut-on se confesser directement à Dieu ?

Il existe diverses manières de recevoir le pardon de nos péchés. La confession à un prêtre est la principale, mais on peut également recevoir ce pardon par la prière ou la participation à l’eucharistie. L’essentiel est de reconnaître ses péchés devant Dieu, de les regretter et d’accepter son pardon.
Mais lorsque l’on s’est éloigné de Dieu, il faut recevoir le sacrement du pardon pour rentrer à nouveau en pleine relation avec lui. Quelles que soient nos fautes, ce sacrement est un don de Dieu qui nous permet de nous relever et de repartir : en le recevant, nous sommes sûrs d’être pardonnés et d’avoir la force de combattre le péché.

 

Les questions / réponses les plus fréquentes à propos du mariage...

Nous voulons nous marier à l’Eglise. Comment faire ?

Dès que le couple est déterminé sur la date du mariage, il convient de prendre contact avec la paroisse de l’un ou de l’autre, même si traditionnellement c’est plutôt dans la paroisse de la fiancée que le mariage est célébré. Prévenir trois mois avant la date du mariage est un peu court. Prévoyez entre 6 mois et 1 an à l’avance. En parler plus tôt permet d’avoir tout son temps pour la réflexion, la préparation de la célébration, et de s’assurer que l’église paroissiale est bien disponible. Les renseignements officiels demandés sont les suivants : un extrait d’acte de naissance daté de moins de trois mois, délivré par la mairie du lieu de naissance de chacun ; la date et le lieu du baptême pour ceux qui ont reçu ce sacrement afin de permettre au célébrant (prêtre ou diacre) de se procurer à temps les copies d’acte de baptême ; le certificat de mariage civil s’il a eu lieu un autre jour que le mariage religieux sinon il sera à remettre au célébrant au début de la célébration religieuse. La préparation au mariage diffère selon les paroisses. Habituellement, elle se déroule sur plusieurs rencontres avec un prêtre ou un diacre selon le cheminement de réflexion du couple, aux heures et convenance de chacun. Il est souhaitable que le prêtre ou le diacre qui prépare le mariage soit celui qui le célèbre mais ce n’est pas toujours possible. Le couple qui veut se marier peut aussi participer, avec d’autres couples, à des rencontres du CPM (Centre de Préparation au Mariage) animées par des laïcs mariés. L’accompagnateur de la préparation communique les dates et lieux de formation du CPM aux intéressés. C’est une bonne occasion d’entrer en dialogue avec d’autres couples

Mon conjoint n’est pas catholique. Pouvons-nous nous marier à l’Eglise ?

En principe, il est possible de se marier à l’église avec une personne non catholique.
Si le conjoint est non-catholique mais chrétien ou non-catholique et non-chrétien, le célébrant du mariage fait les démarches nécessaires pour que la célébration ait lieu.
Des raisons peuvent intervenir qui ne permettent pas la célébration à l’église. Elles varient selon les cas rencontrés.
Par exemple : si le conjoint non-catholique s’oppose à l’éducation chrétienne des futurs enfants, ou bien n’accepte pas la conception du mariage catholique, il y a là matière à s’interroger.

Mariage sans eucharistie, est-ce un vrai mariage ?

Oui, un mariage où n’est pas célébrée la messe (eucharistie) est un mariage valide, reconnu authentique par l’Eglise. La messe et le mariage sont deux sacrements distincts qui ont leur propre signification.
Ils peuvent se célébrer séparément mais ils ne sont pas sans lien dans leur signification spirituelle. La messe est le sacrement de l’Alliance, où Dieu fait don du Corps eucharistique de son Fils pour la vie du monde.
De même, le mariage est sacrement de l’Alliance, mais ici entre deux personnes humaines qui font le choix libre de se donner l’un à l’autre pour la vie.
Il est important de se rappeler ce qui fait le mariage chrétien : c’est l’échange, devant témoins, des consentements des époux qui, ensemble, font alliance avec Dieu.
La bénédiction du célébrant atteste de ce don irrévocable entre les époux qui veulent s’ouvrir aux appels de Dieu dans leur vie.

Je suis veuf / veuve maintenant. Quel soutien puis-je attendre de l’Eglise ?

La perte d’un conjoint est toujours une épreuve dont le temps n’efface jamais complètement la souffrance. En parler avec d’autres peut aider à soulager sa peine. Se retrouver entre chrétiens peut apporter également un réconfort spirituel. Des mouvements d’Eglise portent ce souci fraternel d’accompagner ceux et celles qui traversent cette épreuve. Dans le diocèse de La Rochelle et Saintes, des veuves et des veufs apprécient de se retrouver dans le mouvement " Espérance et Vie ". Vous pouvez demander des renseignements à votre paroisse ou à la maison de la Visitation.

Je suis divorcé(e). Est-ce que je peux me remarier à l’Eglise ?

Non, il n’est pas possible à une personne divorcée, déjà mariée une première fois à l’église, de se remarier religieusement. Pour l’Eglise, le premier mariage demeure toujours valide. Cette position de l’Eglise est difficilement reçue dans notre société contemporaine. Cependant, elle ne fait que reprendre la parole évangélique : " Ce que Dieu a uni, que l’homme ne le sépare pas. " Dans certains lieux, des temps de prière sont proposés au couple dont l’un des membres est divorcé, mais ces temps de prière ne sont pas une célébration du sacrement de mariage. Au nom du baptême cette prière peut avoir lieu car une personne divorcée est toujours membre de la communauté chrétienne. Si le premier mariage était seulement civil, il est parfois possible de célébrer un mariage à l’église. Pour cela, prendre contact avec un prêtre ou un diacre, pour en discuter et voir les démarches à envisager.

Divorcés tous deux d’un mariage civil, nous souhaiterions nous remarier à l’église et ce, un an après notre remariage civil. Est-ce envisageable ?

Mariage civil et mariage religieux sont en effet bien distincts : seul le mariage civil a valeur légale et juridique, le mariage religieux est indissoluble, ...
Mais pour répondre à cette question, il faut connaître de façon plus précise l’histoire de ce couple. Une réponse trop générale risquerait de nous induire en erreur et de ne pas prendre en compte certains éléments importants.
Le mieux, dans le cas présent, est donc de prendre contact avec le prêtre de la paroisse, le prêtre choisi pour célébrer cet éventuel mariage ou la chancellerie, à l’évêché.

 

Les questions / réponses les plus fréquentes à propos de la mort et des funérailles...

Comment se passe la célébration religieuse ?

Avant la célébration à l’église, il y a d’abord les démarches suivantes : habituellement contacter un service de Pompes Funèbres lequel prendra contact avec la paroisse du lieu de célébration pour fixer, en accord avec la famille et le célébrant des funérailles, le jour et l’heure de la sépulture. Puis se mettre d’accord pour une rencontre de préparation avec la personne ou l’équipe paroissiale qui animera la cérémonie (prêtre ou diacre, parfois en certains lieux une personne déléguée par le curé). Au cours de la préparation, il sera question de l’itinéraire de vie du défunt, le sens que l’on désire mettre à la célébration, le choix des lectures et des chants, les intentions de prière, la participation de la famille et des amis pour les lectures à faire ou les gestes symboliques à poser. La célébration se déroule ainsi : accueil à l’entrée de l’église. À l’intérieur : rites de la croix et/ou de la lumière, lectures, prière universelle, (prière eucharistique s’il y a demande de messe et présence possible d’un prêtre), prière avec le " Notre Père ", rite du dernier adieu (encensement du corps en signe de respect, aspersion d’eau bénite pour rappeler le baptême du défunt), geste d’adieu de la part des personnes présentes à la cérémonie. L’habitude est souvent prise de célébrer la messe (eucharistie) en même temps que la sépulture afin de permettre aux personnes qui le désirent de pouvoir communier ce jour-là. Mais avant de faire ce choix, il importe de se demander si telles sont les intentions du défunt et de sa famille. Avec le prêtre, il est nécessaire d’aborder cette question avec liberté et sérénité. De plus en plus souvent une célébration sans prêtre est proposée le jour de la sépulture et la famille est invitée à participer à l’Eucharistie le dimanche suivant la sépulture. L’accompagnement au cimetière est souvent assuré par une personne de la famille ou une personne de la paroisse. Les prêtres peuvent de moins en moins assurer ce service.

A quoi correspondent les différents gestes effectués au cours des funérailles ?

- La Croix : croix fixée sur le cercueil, croix qui ouvre la procession ou gerbe de fleurs en forme de croix, elle est avant tout le signe de l’amour de Dieu. Elle est aussi un signe d’appartenance et de reconnaissance pour la communauté chrétienne. C’est enfin un signe d’espérance, celle que la mort est un passage vers la Vie, à la suite de Jésus.
- La lumière : que ce soient les cierges, pascal ou autres, ou les lumignons, elle symbolise le fait que Jésus est vivant au-delà de la mort et la présence du Ressuscité dans le monde. Lumière dans nos vies, cette lumière du Christ ressuscité est la source de notre espérance.
- L’encens : il est un signe de respect pour le corps du défunt - rendre hommage au corps, c’est honorer la personne - et de la prière qui monte vers Dieu.
- L’eau : "L’aspersion" avec l’eau bénite rappelle l’eau du baptême. L’eau est signe de vie mais aussi de risque, de renoncement. Jésus a risqué sa vie : sa " plongée " dans la mort est " passage " vers la vie de ressuscité.
C’est pourquoi, dans la célébration, l’eau rappelle le Baptême où Dieu fait signe qu’il appelle tous les hommes à vivre éternellement.

Quel rôle la famille peut-elle avoir dans la cérémonie ?

Pendant les funérailles, les membres de la famille sont invités à participer activement à la célébration : allumer les cierges qui entourent le cercueil, parfois déposer une fleur sur le cercueil, faire les lectures, proposer des intentions de prière, donner un témoignage sur le défunt.
C’est une manière de "personnaliser" la cérémonie et de faire que celle-ci corresponde le plus possible à la personne défunte. C’est aussi l’occasion pour les proches d’exprimer quelque chose en ces circonstances où ils se sentent bien souvent démunis face à ce qui leur arrive. C’est un dernier acte d’affection ou d’amitié pour le défunt. C’est enfin une étape de deuil qui libère, car on a souvent l’impression de ne pas avoir fait tout ce qu’on pouvait pour celui qui nous a quittés.
La participation de la famille donne aussi une richesse, une "densité" à la célébration. Elle est apaisante pour tous. Elle crée un élan, une ouverture à une espérance qui est ressentie par l’assemblée, même si celle-ci est composée de bien des gens qui sont loin de l’Église.
Les enfants doivent- ils assister aux enterrements ?

Si la personne décédée est très proche de l’enfant, oui, bien sûr. Et si l’enfant en a manifesté le désir.
C’est une façon de participer à la tristesse de toute la famille, d’être ensemble. L’enfant peut participer à sa manière à la cérémonie : poser une fleur sur le cercueil, faire, s’il sait lire, une intention de prière.
On aura eu soin auparavant de lui expliquer ce qui va se passer, quel est le sens donné à la cérémonie.
Par contre, conduire un petit enfant à l’inhumation au cimetière est déconseillé.

Des obsèques religieuses peuvent-elles avoir lieu en l’absence de prêtre ?

La présence d’un prêtre au cours des funérailles n’est pas indispensable, tout en étant préférable
Sans systématiquement généraliser, force est pourtant de constater que, de plus en plus souvent, les obsèques religieuses sont célébrées sans prêtre. Et l’on peut imaginer que cela sera de plus en plus fréquent dans les prochaines années.
Ceci s’explique en grande partie par le fait que les prêtres sont de moins en moins nombreux et que leur charge de travail s’accroît. Ils ne peuvent donc plus assurer l’ensemble des funérailles.
Mais dans la plupart des paroisses, des laïcs sont formés et des équipes constituées pour accompagner les familles endeuillées, les écouter et préparer avec elles la célébration à l’église.
Certaines familles peuvent être surprises, voire déçue, que des funérailles soient célébrées sans prêtre. Elles désirent instamment que, pour un membre de leur famille, ce soit un prêtre. Passé ce premier instant, beaucoup découvrent dans les équipes funérailles, des chrétiens fraternels, disponibles pour les accueillir, les écouter et les accompagner, et elles leur en sont reconnaissantes.
Par ailleurs, le prêtre peut célébrer une messe à l’intention du défunt au cours d’un dimanche qui suit les obsèques.

Un non baptisé peut-il avoir des obsèques religieuses ?

Les obsèques religieuses s’adressent aux chrétiens baptisés. Elles ne sont pas un sacrement, mais il y a un lien très fort entre le baptême qui fait devenir chrétien, membre à part entière de l’Eglise, et les funérailles qui sont l’accompagnement par la prière publique de l’Eglise de ce frère ou de cette sœur partant vers Dieu. Beaucoup de symboles (le signe de croix, le cierge pascal ou la bénédiction du corps du défunt avec de l’eau bénite), tout au long de la cérémonie des funérailles, rappellent d’ailleurs ceux du baptême.
Une personne non-baptisée ne peut donc avoir de célébration chrétienne des funérailles, à moins que cette personne ne soit catéchumène (jeune ou adulte en chemin vers le baptême) ou qu’il s’agisse d’un enfant mort prématurément dont les parents n’auraient pas eu le temps de le faire baptisé alors qu’ils en avaient réellement exprimé l’intention.
Il est vrai que, dans cette épreuve, un moment passé dans une église, pourquoi pas à prier, rassure bien souvent les proches de la personne décédée. Mais qu’en est-il alors du respect de la volonté de cette personne si elle n’allait jamais à l’église de son vivant ? Que représentent, dans ces circonstances, ces gestes posés dans l’église et quelle valeur ont-ils réellement ?
Cela n’empêche aucunement, que l’on soit chrétien ou non, de prier pour cette personne décédée et de faire preuve de compassion envers ses proches.

 

Les questions / réponses les plus fréquentes à propos de la prière...

Prier, c’est quoi ?

Prier, c’est prendre le temps de s’arrêter, un instant ou plus longuement, et se mettre en relation avec Dieu. C’est lui offrir tout ce qui fait notre vie : nos joies, nos peines, nos difficultés, nos échecs, nos difficultés, nos mercis, nos demandes... C’est lui demander de l’aide, lui dire merci, lui demander pardon, lui crier notre colère... et l’écouter en retour ! La prière est un dialogue, un face-à-face avec Dieu et avec nous-mêmes.

Prier, à quoi ça sert ?

On pourrait être tenté de répondre... à rien et que c’est une perte de temps ! La prière est une démarche totalement gratuite et c’est entre autre cela qui en fait sa valeur. Pourquoi demander davantage à la prière que ce qu’elle fait déjà, c’est-à-dire nous mettre en relation à Dieu ?
En réalité, la prière peut nous apporte beaucoup. Elle nous apporte une paix intérieure, des forces pour vivre, un réconfort. Elle nous aide à y voir plus clair en nous et à nous recentrer sur l’essentiel. C’est dans la prière que nous pouvons puiser notre espérance.

Comment prier ?

Avant toute chose, il faut faire le vide en soi et essayer de se mettre en présence de Dieu. Dieu est présent en chacun de nous mais si nous ne prenons pas le temps de nous arrêter, de faire silence en nous, comment pourrons-nous lui parler et l’écouter ?
La prière est un rendez-vous avec Dieu, et lorsque l’on rendez-vous avec une personne, on essaie, dans la mesure du possible, d’être disponible pour elle. Cela implique que nous fassions abstraction, quelques instants, de nos préoccupations et de ce tout ce qui nous entoure. Il y a donc des moments et des lieux plus propices que d’autres à la prière.
Cependant, beaucoup de petites choses qui font notre quotidien (une rencontre, un paysage qui nous touche, etc.) peuvent être des occasions de dire merci ou d’exprimer une demande. Ce sont autant de prières.

N’est-ce pas plus utile d’être au service des autres que de prier ?

L’un des commandement que nous a laissé Jésus-Christ, c’est effectivement : « Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés ». Cet amour du prochain est donc essentiel. Mais la prière permet d’apporter une dimension supplémentaire à cette dévotion aux autres et nos actes n’en auront que plus de sens.
Par la prière, notre relation aux personnes à qui nous venons en aide sera autre. Sans doute même, la prière nous évitera-t-elle de nous croire indispensables et nous permettra-t-elle de nous poser la vraie question : pourquoi choisissons-nous de rendre service aux autres : pour eux ou pour nous-mêmes (pour nous donner bonne conscience, par exemple..) ?

Je n’arrive pas à prier, je ne sais pas quoi dire...

Il y a des tas de façons différentes de prier. La prière que l’on appelle « spontanée », il est vrai, en est une : cela peut être un merci pour une parole ou un regard échangés, une demande pour une personne qui nous est proche, un appel à l’aide... Mais cette prière ne vient pas forcément, c’est le cas de le dire, spontanément... Nous sommes souvent pris dans nos activités quotidiennes et préoccupés par des tas d’autres choses.
Ces « distractions » font justement partie de notre vie : pourquoi alors ne pas nous présenter devant Dieu tels que nous sommes, y compris avec nos faiblesses ? Dieu nous préfère certainement un peu « lointains » que pas là du tout... A ses yeux, toute prière a de la valeur, alors, pourquoi est-ce que nous, nous porterions un jugement négatif sur notre propre prière ? Et puis, notre silence et notre présence peuvent également être une prière.
Certains passages d’évangile ou certains textes, même profanes, qui nous touchent particulièrement peuvent nous aider à entamer ce dialogue avec Dieu qu’est la prière.

Je n’ai pas le temps de prier

C’est une phrase que l’on entend souvent et il faut bien reconnaître que l’on se laisse facilement entraîner dans le rythme qui fait notre quotidien. Nos journées sont bien souvent relativement chargées et il parfois difficile de rajouter à notre emploi du temps les minutes que nous pourrions consacrer à la prière.
Mais une prière n’a pas forcément besoin d’être longue : c’est la qualité qui compte, pas la quantité. Quelques instants peuvent suffire. Il semble donc que cela soit souvent une question de choix et de priorités que nous fixons.

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