Le français François de Montmorency-Laval compte parmi les personnages illustres qui ont marqué l’histoire du Québec. Premier évêque et fondateur de l’Église de Québec, François de Laval voue sa vie à l’imitation du Christ. La miséricorde est centrale à sa mission. François de Montmorency-Laval, établit son siège épiscopal dans la ville de Québec au Canada, et durant près de cinquante ans, met tout son cœur à confirmer et développer l’Église dans une région d’Amérique du Nord qui s’étendait jusqu’au golfe du Mexique.

Saint François de Montmorency-Laval (1623-1708) né à Montigny-sur-Avre, en France et mort à Québec, est le premier évêque du Québec.
Il fonde à Québec le séminaire des Missions Étrangères.
Il est déclaré bienheureux par le pape Jean-Paul II le 22 juin 1980 et canonisé par le pape François le 3 avril 2014. On le fête le 6 mai, anniversaire de sa mort.

Adolescent, François de Laval fréquente le collège des Jésuites de La Flèche. Il y restera dix ans (1631–1641). À partir de 1641, il étudie la théologie au collège de Clermont, autre institution des Jésuites.
Il est ordonné prêtre le 1er mai 1647 en la cathédrale d’Évreux par son oncle, Mgr de Péricard, évêque d’Évreux. Chanoine de la cathédrale d’Évreux, il est archidiacre d’Évreux de 1646 à 1653.

Pour Rome en 1656, le moment est venu de reprendre en main les missions confiées jusque-là au patronage des rois d’Espagne et du Portugal. C’est pourquoi la congrégation De Propaganda Fide, fondée en 1622, décide d’envoyer directement des évêques en pays de mission. Le Roi Louis XIV propose le 26 janvier 1657, à la demande des jésuites, que François de Laval soit nommé en Nouvelle‑France (Canada). Le 8 décembre 1658, il est nommé vicaire apostolique de la Nouvelle-France.

Parti de La Rochelle le jour de Pâques 1659 le navire, au titre prophétique « Le sacrifice d’Abraham », arrive à Québec deux mois plus tard le 16 juin 1659.

Dans une lettre qu’il adressait en 1668 à des missionnaires sulpiciens, Mgr Laval donne les conseils suivants : « Qu’ils tâchent d’éviter deux extrémités qui sont à craindre en ceux qui s’appliquent à la conversion des âmes : de trop espérer ou de trop désespérer. Ceux qui espèrent trop sont souvent les premiers à désespérer de tout à la vue des grandes difficultés qui se trouvent dans l’entreprise de la conversion des infidèles, qui est plutôt l’ouvrage de Dieu que de l’industrie des hommes. Qu’ils se souviennent que la semence de la parole de Dieu porte son fruit dans la patience… »

En le canonisant le 3 avril 2014, le saint-père reconnait en Mgr de Laval une grande figure de sainteté, un semeur d’espérance, qui nous invite à aller « aux périphéries », loin des mondanités, pour rejoindre les plus délaissés. Il a passé cinquante années à Québec en surmontant les obstacles sans désespérer. Homme de prière et d’action, à la foi confiante et tenace, il s’est abandonné en toute simplicité à la divine Providence en se désappropriant de lui-même pour le bien-être matériel et spirituel de son peuple.



VOYAGE APOSTOLIQUE AU CANADA DISCOURS DU PAPE JEAN-PAUL II
AUX RELIGIEUX ET AUX RELIGIEUSES – Chapelle du Séminaire de Québec 9 septembre 1984

Chers Frères et Sœurs, en cette première journée de mon pèlerinage, je suis heureux d’avoir pu vénérer le tombeau du Bienheureux François de Laval, premier évêque de Québec et de toute l’Amérique du Nord, que j’ai eu la joie de béatifier en 1980 avec Marie de l’Incarnation et Kateri Tekakwitha.
François de Laval rejoignit en 1639 une Eglise naissante, fruit de l’action courageuse de prêtres, de religieux et de religieuses, porteurs de l’Evangile en cette terre. Vicaire apostolique, il contribua, sans épargner sa peine, à rassembler les premiers habitants convertis avec les colons chrétiens dans l’unité de ce qui serait bientôt un diocèse, tout en participant personnellement à l’action missionnaire et en prenant sa part dans les épreuves des pionniers.
Il avait connu en France la vitalité d’une chrétienté en train de se renouveler sous l’impulsion de nombreux fondateurs et de spirituels remarquables dont il partageait le sens de Dieu et la charité. Il voulut établir fermement l’Eglise en ce nouveau pays en communion avec l’Evêque de Rome. Et l’une de ses œuvres les plus significatives fut la fondation du grand séminaire et du petit séminaire où nous nous trouvons, pour rendre possible le rapide développement du clergé québécois.