Mgr Georges Colomb
Séminariste des Carmes à l’âge de vingt-neuf ans, il poursuit une licence de théologie à l’Institut Catholique de Paris.
Il est ordonné prêtre en 1987 à l’âge de trente-quatre ans au titre de la société des Missions étrangères de Paris.
Le Père Colomb est alors envoyé pendant deux ans à Taïwan pour apprendre le chinois, puis en république populaire de Chine, comme « expert étranger ».
Le 9 juillet 2010, il est élu supérieur général de la société des Missions étrangères de Paris par l’assemblée générale des MEP.
Le 9 mars 2016, il est nommé par le pape François évêque de La Rochelle et Saintes.
Le 5 mai 2016, il est et ordonné par Mgr André Vingt-trois, au Parc des expositions de La Rochelle.

Né le 15 juin 1953 à Saint-Anthème (diocèse de Clermont – Puy-de-Dôme), le P. Georges Colomb grandit dans une famille affectueuse, son enfance est heureuse et sa famille très soudée. Il sera lycéen en pension à Clermont-Ferrand et à Riom, passera un BTS de gestion hôtelière, et suivra des études de droit (DEA de droit civil) et d’administration économique. Il entre dans l’administration comme inspecteur des Postes et Télécommunications pendant cinq ans à Lyon et Nanterre.

Le drame des boat-people, ces migrants venus d’Asie est un appel. Le jeune fonctionnaire se sent de plus en plus appelé à l’étranger, au service des chrétiens persécutés, au Vietnam ou en Chine. A l’âge de 29 ans, la question vocationnelle se pose, et il décide d’entrer au séminaire des Carmes, à Paris. Licencié en théologie à l’Institut Catholique de Paris, il est ordonné prêtre à 34 ans au titre des Missions étrangères de Paris (1987), il y reçoit le monde chinois comme destination.

Conformément à l’usage en vigueur au sein de cette société missionnaire fondée en 1658, il effectue des séjours à Londres pour un temps de formation linguistique, l’Anglais étant la langue étrangère dominante en Asie. Le jeune prêtre est envoyé ensuite deux années à Taïwan pour apprendre le mandarin et découvrir cette culture, et les traditions spirituelles de l’Asie. Il est ensuite envoyé en Chine continentale.
Toute présence missionnaire en République populaire de Chine étant interdite, il s’y rend en tant qu’expert étranger. Professeur d’université, il enseigne le français et la civilisation française auprès des étudiants, fonction pour laquelle il recevra en 2007, les palmes académiques.

En 1998, le P. Colomb est rappelé à Paris, où l’assemblée générale des MEP l’élit pour siéger, en tant qu’assistant, au conseil du supérieur général. Il y est spécialement chargé des vocations, des séminaristes et du volontariat (envoi en Asie de jeunes laïcs pour des missions de quelques mois à deux ans). Lors de l’assemblée générale de 2004, il est élu pendant six ans vicaire général des MEP, en restant responsable des vocations et du volontariat.

En 2010, il succède au père Jean-Baptiste Etcharren, (deux mandats 1998-2004 / 2004-2010) et devient à 57 ans, supérieur général de la Société des Missions étrangères de Paris.  

Le 9 mars 2016, il est nommé par le pape François évêque de La Rochelle et Saintes (Le P. Gilles Reithinger lui succède à la tête des MEP). Son ordination épiscopale comme évêque de La Rochelle et Saintes a lieu le 5 mai suivant, au Parc des Expositions de La Rochelle, présidée par le cardinal André Vingt-Trois, archevêque de Paris. Environ 4500 personnes assistent à la célébration. C’est la première ordination épiscopale dans le diocèse depuis 110 ans.

Le 2 février 2017, Mgr Colomb publie la lettre pastorale Une âme de disciple missionnaire suivant trois axes : Redécouvrir notre esprit missionnaire, Cultiver les vocations, et l’acceptation du renouvellement personnel. Cette vision pastorale est une invitation à un engagement concret pour toutes les bonnes volontés du diocèse.



La devise de Mgr Colomb est : « Ma grâce te suffit » ou « Sufficit tibi gratia mea » (2 Cor. 12, 9).
Sur son blason, une fleur de lys : l’un des symboles de la Saintonge, symbole virginal de Marie et de la France pendant des siècles.
La jonquille est la fleur de Saint-Anthème, village natal de notre évêque.
Le caractère chinois, Ai, est celui de l’amour, et le panda est un animal emblématique de la Chine.
La croix est celle de saint Georges. Le jaune et le rouge sont les couleurs de l’Aunis.