La construction de la cathédrale commence en 1081 sous l’impulsion de l’abbaye bourguignonne de Cluny pour abriter les reliques de l’évangélisateur de la Saintonge, saint Eutrope.
Consacrée par le pape Urbain II en 1096, elle devient une étape du chemin de Compostelle.

Entre le 13e et le 14e siècles, le monument est doté du cloître, des sacristies, de la salle au trésor et du logis des chanoines.

L’angélus parti de Saintes à la conquête du monde

Au 13ème siècle le Pape Grégoire IX a aussi relancé l’Angélus contre les atteintes à l’Autorité de l’Eglise incarnées par l’empereur Frédéric II. Comme la ville de Saintes (17) se distinguait par son zèle à la récitation de l’Angélus, le Pape Jean XXII l’en félicita par un Bref, peu de temps avant de produire le document capital sur le sujet. Sa bulle, datée du 13 octobre 1318, universalise la récitation de l’Angélus et l’assortit d’indulgences. Car le Pape avait été très frappé, tout juste avant, par un miracle spectaculaire dû à l’Angélus, survenu à Avignon. La suite ici sur le site de Mission Angelus.

À la fin du XVe siècle, Louis XI – qui est venu plusieurs fois à Saintes – demande qu’en plus des cloches du matin et du soir, on fasse sonner à midi pour appeler à prier Sainte Marie.
Cette prescription sera renouvelée pour le soir en 1458 par le pape Calixte III, et en 1500, pour midi par le pape Alexandre VI. L’angélus est ainsi parti de Saintes à la conquête du monde.